Crème de sarrasin et chia aux fruits

Le petit déjeuner étant le repas le plus important de la journée, je met un point d’honneur à manger de bonnes choses consistantes.

J’ai beaucoup cherché un petit déjeuner savoureux qui me permette de tenir jusqu’à midi (je prend mon petit déjeuner vers 6h00) sans craquer. La sarrasin est parfait pour moi car il cale parfaitement et est sans gluten !

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Crème de sarrasin et chia aux cerises

Passons à la recette :

Ingrédients 

  • 50g de graines de sarrasin décortiquées
  • 15g de graines de chia noir
  • 100mL de lait végétal (au choix : soja, amande, riz… tout fonctionne)
  • 50g de fruits (cerises, figues, banane, pomme, fruits rouges… Je prend des fruits surgelés c’est beaucoup plus pratique pour varier et cela permet d’avoir des cerises en hiver 😉 )
  • 1 cac de sucre de coco ou de sirop d’agave ou encore de miel

Préparation

Placer tous les ingrédients dans un mixeur. Mixer jusqu’à l’obtention d’une crème. Plus vous mixerez longtemps, plus la crème sera lisse. Il subsistera toujours quelques particules qui apportent du croquant à ce petit déjeuner gourmand. Mettre la crème dans votre bol préféré (mon petit poney :D) et placer le au frais pour une nuit

Informations :

Cette recette peut être agrémentée de différents toppings (graines de sésame, lin, tournesol…) pour ajouter en gourmandise. On peut également y ajouter du cacao en poudre, de la poudre de caroube, du caramel ou tout ce qui vous fera plaisir. Les fruits secs (pruneaux, abricots…) peuvent également être utilisés

Personnellement j’aime déjà  beaucoup la version simple (peut être mon côté feignasse lol)

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Fabrication du Tempeh de lentilles vertes    

Aujourd’hui le m’intéresse à la fabrication maison du Tempeh de lentilles vertes.

Traditionnellement le Tempeh est fabriqué à base de soja. Je ne suis pas contre un peu de soja de temps en temps mais comme je suis en pleine transition vers un régime végan et que mon intolérance au gluten m’empêche de consommer de nombreux simili-carnés (seitan, saucisses végan…) il me faut trouver des alternatives. Après avoir lu pas mal de blogs dédiés au véganisme, j’ai appris l’existence d’un produit intéressant, le Tempeh.

Au premier abord, le Tempeh n’est pas sexy et peut carrément faire peur. Il s’agit de faire pousser de la moisissure sur des légumineuses (soja, lentilles, haricots…). Dit comme ça on peut se poser des questions ! Personnellement je ne m’en suis pas tellement posé, je suis une warior des expérimentations culinaires. En mode « on verra bien », j’ai lu les articles de PIGUT (http://pigut.com/2010/10/14/tempeh-maison/) et de Loetitia (http://loetitiacuisine.com/2012/08/21/tempehs-maison/) et j’ai commandé mes spores de Rhizopus (le fameux champignon servant à la fermentation).

La plus grande difficulté réside dans le maintien de la chaleur de la culture qui doit être constante durant au moins 12h. Etant la propriétaire heureuse d’un déshydrateur Stockli (Modèle avec minuteur et grilles en inox) je me suis dit, autant utiliser ton matériel (oui je me parle à moi-même :D) !

Sur le blog de PIGUT, le Tempeh est réalisé à base de soja, sur celui de Loetitia, il est réalisé à base de lentilles corail. Je n’avais pas lentilles corail sous la mains mais des lentilles vertes. La principale différence entre le protocole de PIGUT et celui de Loetitia est la présence ou non de vinaigre (avec pour le soja, sans pour les lentilles). Comme j’avais pris des lentilles je n’ai donc pas mis de vinaigre.

J’ai cuit mes lentilles durant 25min sans vinaigre et sans trempage préalable… A la barbare en fait.

Pendant le temps de cuisson, j’ai pris trois barquettes (deux rectangulaires et une ronde) que j’avais gardé d’une commande de sushi (elles sont utiles pour congeler des restes de nourritures). J’ai fait plein de trous dans mes barquettes (dessous, côtés et couvercle) à l’aide d’un couteau. Je dois dire que mes trous étaient approximatifs et la plastique s’est cassé à plusieurs endroits… Pour une première, j’ai fait avec… J’ai ensuite stérilisé mes barquettes dans l’eau bouillante pendant 5min à ébullition et en immersion total. J’ai également stérilisé une barquette rectangulaire non trouée et une ronde non trouée pour pouvoir presser mes lentilles avant de refermer mes boites pour la fermentation.

Au bout des 25 min (instructions de cuisson sur le paquet) j’ai remarqué que mes lentilles étaient un trop cuites… lol

Je les ai donc laissé refroidir jusqu’à 32°C et c’est longgggggggg d’attendre que la température diminue… J’ai d’ailleurs finis par mettre ma cocote (avec couvercle pour ne pas que ma poule vienne manger mes lentilles) dehors pendant 20min et là la température commençait enfin à descendre.

Lorsque j’ai enfin obtenu mes 32°C, j’ai ensemencé mes lentilles avec 1 càc de tempeh starter (https://www.tempeh.info/starter/tempeh-starter.php). En gros j’ai saupoudré et j’ai bien mélangé 😉

Ensuite j’ai remplis mes barquettes trouées et j’ai bien tassé avec les barquettes non trouées. J’ai refermé et j’ai mis sur la grille la plus haute de mon déshydrateur (j’avais mis trois grilles). J’ai réglé la température à 30°C durant 12h. Le déshydrateur est pratique car il y a une ouverture sur le dessus pour laisser l’air s’échapper. Je me suis servie de cette ouverture pour pouvoir contrôler la température de mes « cultures ». La sonde rentrait pile poil dans les trous que j’avais fait au couteau. La température a été incroyablement constante !

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J’ai fait ça le soir vers 19h. Le lendemain matin, vers 7h30 j’ai regardé mes cultures pleine d’espoir et rien…. L

Je me suis donc demandé ce qui avait pu se passer. Etait-ce à cause de l’absence de vinaigre ? Est-ce que finalement le déshydrateur était une mauvaise idée ?

Du coup j’ai tapé dans google : « Dehydrator tempeh »…

Résultat : Pas grand chose, à part pour dire que ce n’était pas le top car le déshydrateur sèche les cultures. Ensuite j’ai réfléchie (ça fait encore plus peur que le Tempeh) et je me suis dit quand tu vois tes copains biologistes (oui j’ai des copains comme ça au labo) faire des cultures, leurs boîtes sont placées dans le noir !!! Or mon déshydrateur était placé dans mon séjour en pleine lumière (les parois sont fumées mais pas opaques). J’ai donc procédé à deux changements (j’avais décidé de lui laisser encore un peu de temps !).

Premier changement, j’ai placé une coupelle d’eau sur la deuxième grille juste en dessous de celle dans laquelle j’avais placé mes barquettes.

Deuxième changement, j’ai couvert le mon déshydrateur avec des serviettes éponges noires pour le mettre à l’abri de la lumière mais j’ai quand même laissé le trou d’aération à l’air libre.

Après 3h la magie a commencé à opérer et j’ai vu le début de la fermentation démarrée. Houra ! La température commençait à monter dangereusement (on ne doit pas dépasser les 36°C sous peine de voir mourir son champignon) du coup j’ai arrêté le déshydrateur et j’ai découvert mon Tempeh pour la nuit (dans le noir donc).

J’ai décidé de laisser mon Tempeh fermenter jusqu’au lendemain. Le lendemain, après 31h j’ai obtenu un bloc de Tempeh !!!! 😀

J’ai sorti la barquette ronde et je l’ai mise au réfrigérateur pendant 2h avant de m’en servir. J’ai décidé de laisser encore 4h les deux autres pour voir !

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Après les deux heures au frais, j’ai démoulé mon Tempeh.

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L’odeur est très légère, un mélange de champignon de Paris et de levure de boulanger. Par contre, l’aspect n’est pas du tout attractif ! C’est même carrément repoussant, ça m’a donné l’impression d’une vieille quiche que j’aurai abandonné plusieurs semaines… J’avais bien lu qu’il ne fallait pas se fier à l’aspect général donc j’ai coupé mon bloc en deux pour voir l’intérieur.

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L’intérieur n’est pas si terrible donc je l’ai coupé en tranches d’environ 1cm d’épaisseur (c’est solide cette bête-là).

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J’ai préparé une marinade avec du citron et du tamari sans gluten et une càc d’épices cajun et du poivre du moulin 😉 J’ai fait mariner mon Tempeh dans ce mélange pendant une heure en arrosant de temps en temps et le Tempeh avait soif car il a tout bu.

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J’ai ensuite passé mes morceaux à poêle dans de l’huile d’olive.

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Résultat :

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Après réflexion, je n’aurai pas dû faire mariner mon Tempeh si longtemps car certains morceaux avaient tendance à se démêler. D’autre part, la marinade n’était pas top en goût… Beaucoup trop forte en citron ce qui a donner une saveur un peu amer. Malgré tout, j’ai mangé mon Tempeh et c’est mangeable. Mon mari qui n’aime pas les champignons n’a pas du tout aimé…  Je reviendrai avec d’autres tests (ben oui va bien falloir manger les deux autres pavés) et voir si le goût est plus sympa quand je vire le citron… Je vais essayer de le faire dans une sauce à l’orange sucré salé (essai 2) et dans une sauce style butter chicken sans chicken 😀 (essai 3).

A bientôt …

Test sans gluten

Comme je vous le disais dans mes précédents posts, ma peau n’est pas au top de sa forme, malgré des soins quotidiens et un peeling tout frais…

Pour essayer de comprendre d’om peut provenir cette acné qui me bouffe la vie et le visage, j’ai débuté un régime sans gluten.

Tout d’abord, c’est quoi le gluten ? Le gluten c’est la fraction protéique insoluble des grains de certaines céréales (le blé, l’orge et le seigle ainsi que tous leurs dérivés). Les protéines qui composent le gluten sont des prolamines, qui sont toxiques pour les personnes atteintes de maladie cœliaque et les gluténines qui sont également toxiques mais en moindre mesure sur les prolamines. Lors d’une maladie cœliaque, le système digestif ne fait pas correctement son travail et empêche la bonne digestion de ces protéines dans l’intestin. La plus grande perméabilité de l’intestin observée dans ces pathologies engendre le passage de gros fragments protéiniques qui vont engendrer une réaction immunitaire dans l’organisme suite à leur transformation par des enzymes spécifiques.

Pour démontrer la maladie cœliaque, différents examens médicaux sont nécessaires, notamment une coloscopie. J’en ai déjà faite une car j’avais une suspicion suite à de gros problèmes intestinaux, mais rien. Vous allez me dire, alors pourquoi tu te lances dans un régime sans gluten puisque visiblement tu n’es pas intolérante ???

Depuis plusieurs années, il y a une recrudescence de personnes qui souffrent de signes d’intolérance au gluten en l’absence de diagnostic de maladie cœliaque. Ces signes proviennent d’une sensibilité au gluten qui n’engendre pas d’atteinte de la muqueuse intestinale et ne produisent pas d’anticorps spécifique des intolérants au gluten. Cependant, l’instauration d’un régime sans gluten engendre une amélioration nette de leur état clinique. En général, ces personnes souffrent de symptômes gastroentérologiques (douleurs abdominales, ballonnements, constipation et/ou diarrhées) et extra-intestinales (fatigue, anémie, confusions, eczéma, éruptions cutanées, douleurs musculaires et articulaires, maux de têtes).

Après avoir lu plusieurs articles concernant cette sensibilité, je me suis dit : « c’est peut être ça ! ».

Parmi les symptômes j’ai : les symptômes gastroentérologiques, les migraines, les douleurs abdominales, les constipations et /ou diarrhées, la fatigue (j’ai un bébé ça doit jouer aussi lol), les éruptions cutanées et les douleurs articulaires. Au vu de tout ça j’ai démarré un régime sans gluten.

En pratique : je suis allé dans mon magasin bio où j’ai l’habitude d’aller (Bioshop à Noyelles Godault pour ceux qui sont du 62/59). Ils ont environ 600 références sans gluten. J’ai donc pris différentes farines, du pain, des pâtes, de la levure et des céréales pour me faire mon mélange de musli maison pour le matin.

Ce n’est pas très difficile à suivre étant donné que je ne mange pas tellement de choses industrielles. Le matin je mange mes céréales sans gluten avec du lait végétal (riz, soja, noisette ou amande), le midi c’est un légume, une viande et un yaourt et le soir une soupe avec du pain et du fromage et un fruit. Quelques fois je mange un petit paquet de biscuit sans gluten (cookies ou sablés framboise).

Au bout de deux semaines, ma peau s’était visiblement améliorée. Il ne faut pas rêver j’ai quand même toujours les marques de mon acné mais je n’ai plus de poussée ce qui est déjà pas mal. Mon teint est moins brouillé, ma mère et ma sœur m’ont dit que je n’ai jamais eu meilleure mine que depuis que j’ai arrêté le gluten. Je n’ai plus mal au ventre, mon transit est NORMAL !!!! Ça ne m’était plus arrivé depuis plusieurs années. Je n’ai plus mal au crâne et je n’ai plus de douleurs articulaires.

Après deux semaines de ce régime, j’ai été au restaurant du musée du Louvre à Lens, l’atelier de Marc Meurin. Forcément, il y avait du pain à l’apéro (des toasts), du pain pour saucer l’entrée, le plat et surement du gluten dans le dessert. Enfin j’ai fait péter le gluten ce jour-là. Le jour même je n’ai rien eu de particulier, par contre le lendemain, grosse crampe au ventre, diarrhées (glam glam) et poussée de boutons… L

Je pense que le résultat est sans appel, je suis bel et bien sensible au gluten. J’ai redémarré mon régime sans gluten dès le lendemain de cette entorse mais je crois que j’ai tellement fait fort que mon corps va avoir du mal à s’en remettre… Ma poussée de bouton ne se stoppe pas pour le moment, on verra d’ici quelques semaines.

Ma famille achète des choses sans gluten pour quand je vais chez eux, quant à moi j’ai fait une croix sur les pizzas du vendredi (rituel avec mon mari qui déprime du coup), de la junk food (burger, kebab, kfc…). C’est toujours quand on ne peut pas que l’on a envie de ces choses-là même si avant l’interdiction on n’en mangeait que très rarement… lol

Je ne suis pas du genre à me laisser submerger par mes envies, d’ailleurs mon surnom c’est tolérance zéro donc je pense qu’il ne sera pas trop difficile de tenir ! Surtout quand je vois les bénéfices. Je reviendrai compléter cette article dans quelques semaines ou mois pour vous dire quel impact a eu ce régime sur ma personne dans sa globalité !!!

La Chrononutrition

La chrononutrition est fondée sur le principe que l’on peut manger de tout, à condition de manger les aliments au bon moment de la journée. Cette méthode qui ne date pas d’hier (1986), a été « testée » par une équipe médicale. On peut se poser la question de la véracité de cette étude puisque le trésorier de l’Institut de Recherche Européen sur la Nutrition et la Santé (IREN’S) n’est autre que l’inventeur de la méthode. Vous pourrez trouver leur site sur irens.free.fr

Oui oui vous avez bien lu, un institut européen qui ne s’est même pas fendu de 20 euros par an pour un nom de domaine… Allez y ça vaut le coup d’œil je trouve.

 

Très intéressée par cette méthode qui promet des résultats spectaculaires en peu de temps et en se gavant de fromage et autres joyeusetés, je me suis donc délestée de 35 euros environ pour acheter « Mincir sur mesure » et « 220 recettes rapides pour mincir vite et rester mince ».

 

La chrononutrition

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi ça m’a fait très envie, surtout le deuxième puisque sur la quatrième de couverture, on nous parle de tarte au reblochon (miam), magret de canard au cidre (miam miam), poires au caramel à la réglisse (l’écume aux lèvres me guette). J’avoue que j’ai été septique mais ce régime est énormément plébiscité sur la toile et dans les médias, je me suis dit pourquoi pas. Pour garder la motivation, j’ai proposé à Monsieur de faire ce régime avec moi. Inutile de préciser que quand je lui ai dit qu’il aurait une excuse pour se gaver de Maroilles le matin, il n’a pas cherché plus loin… lol

 

Ma première lecture s’est focalisée sur « Mincir sur mesure ». Ce livre est décomposé en plusieurs parties :

-Introduction

-La méthode Delabos

-L’application des principes de chrononutrition

-Votre journée type

-Comment suivre ma méthode dans les meilleures conditions

-Les cas particuliers

-Les troubles métaboliques

-Solutions à l’attention de tous ceux qui ont des difficultés à suivre un mode d’alimentation régulier

-Ultimes conseils

-Conclusion

-Recettes

-Annexes

 

Je ne détaillerai pas toutes les sections et je m’arrêterai à la partie journée type, vous comprendez pourquoi…

 

Dans l’introduction, on nous fait un laïus sur les régimes « diet » et autres privations en nous disant que c’est le mal absolu. Ensuite il nous introduit la notion de morpho-nutrition en nous expliquant qu’il ne faut pas être se focaliser sur le poids affiché sur la balance mais plutôt sur l’image que l’on renvoit. Ca démarrait pas mal et là je ne sais pas, ça commence à me refroidir. Car je ne sais pas vous mais j’ai toujours un truc à redire vis-à-vis de mon corps : « mes seins sont minuscules, mon popotin est trop gros, mes cuisses sont épaisses, ma taille est moins marquée qu’avant… » donc l’idée du miroir n’est pas l’idéal puisque la plupart des personnes (et pas seulement les femmes, hein !) ne sont pas satisfaites de leur image… Mais bon, continuons la lecture…

On nous explique que si on a une culotte de cheval et pas de sein, ce n’est pas la faute aux vilains gênes mais plutôt aux erreurs nutritionnelles… Mais avant de nous culpabiliser entièrement, on prend quand même 3 secondes pour « vérifier » notre état de santé biologique (ouahhh que ça fait scientifique tous ces termes techniques). Pour être encore plus crédible, on nous affiche un tableau « Bilan Biologique » avec les organes et l’examen biologique de référence (Ex : Foie : Cholestérol, Triglycérides, Gamma GT…). Le brave Doc nous explique ensuite que grâce à son régime on va aussi éliminer nos problèmes de santé… c’est merveilleux quand même ! lol

Maintenant que nous sommes bien renseignés (mouai…) on nous explique enfin la teneur de la méthode. On a tout d’abord droit à un historique de la chose et une explication de comment la méthode a été développée. Ensuite on évalue notre morphologie, les paramètres utilisés sont : le poids, le tour de poitrine, le tour de taille, le tour de hanches, la largeur du poignet et la hauteur. On a un petit schéma à remplir des fois que l’on serait débile (peut-être un peu puisqu’on a claqué notre argent là-dedans…) et que l’on ne serait pas faire un tableau de données mais soit…

On nous prend vraiment pour des biquettes puisqu’on nous explique comment mesurer chacune des mensurations (si si je vous jure), à coup de texte et de schéma (notamment pour le poignet parce que Oulà c’est technique un poignet à mesurer !). Ensuite des calculs savants doivent être entrepris pour connaitre vos poids idéal (alors que dans les pages précédentes on nous avait pourtant dit que le poids n’était pas important…). Je vous passe les détails parce que vous verrez que finalement ces mesures ne servent à rien…

 

Il faut ensuite définir notre morphotype : sablier, chéops, monastique, Scwarzy et tronc d’arbre… Et là c’est la prise de conscience, est-ce que je suis un moine ou un arbre ? La question existentielle de l’année… !

 

Le Doc nous explique que les personnes qui mangent trop de sucre et de fruits ont de gros seins (et un gros popotin)… Curieusement, je n’ai retenu que les gros seins… Je n’avais pourtant pas remarqué qu’en me gavant de M&Ms j’avais pris une taille de bonnet… Remarquez, je n’ai pas encore essayé de mettre un paquet de 1kg de ces délicieuseries dans mon soutif 😉

Ensuite, si on mange du gras, on va avoir un gros dos… personnellement le kebab a plutôt tendance à s’accumuler sur mon bide mais bon…

Alors que juste au-dessus on nous a dit que le sucre et les fruits nous aident à avoir de gros seins, on nous dit que les petits seins sont dues à une alimentation trop riche en végétaux et trop pauvre en protéines animales (car c’est bien connus, les fraises sont faites à partir de bœuf ! ). Si on mange trop de féculents, on va ressembler à un tonneau (véridique)… Si on mange trop de protéines, on va avoir de gros seins… Non je plaisante ! On aura juste un torse de bodybuilder avec des jambes de criquet, so sexy ! Ensuite si vous mangez de tout (comme dans cette méthode ?) alors on aura une silhouette de tronc d’arbre.

 

Pour résumer :

-trop de légumes = grosses cuisses et hanches

-trop de sucre = gros sein (je file directement m’acheter un kilo de sucre blanc) et grosses fesses (moins bien…)

-trop de féculents = gros ventre

-trop de viande = grosse poitrine

-trop de gateaux (farine, sucre et gras) = gros ventre et grosses poitrine

 

Je ne sais pas vous mais moi je trouve que ces raccourcies sont un peu faciles mais bon… La suite ! la suite !

On a ensuite droit à quelques pages qui expliquent la méthode qui se résume à quatre principes fondamentaux : gras le matin, dense le midi, sucré l’après-midi et léger le soir.

 

Mais comment appliquer ces superbes principes ?

 

Lors du petit-déjeuner, on mangera donc du fromage, du pain et du beurre auxquels on pourra ajouter des œufs et de la charcuterie. Le déjeuner sera composé de viande ou de viande/poisson et de féculents ou de légumes verts dans certains cas (alors 5 fruits et légumes par jour c’est mauvais… ?). L’après-midi, on grignotera du gras végétal et des fruits ou dérivés sucrés. Le soir, on se contentera de poisson, de fruits de mer ou d’un peu de viande blanche, le tout accompagné de légumes verts. On a le droit également à deux repas joker par semaine où l’on peut se goinfrer de tout et n’importe quoi.

 

La journée type est décrite comme suit (pour une personne de 1,70m ayant un métier actif) :

 

Matinée normale : 100g de fromage, 70g de pain, 20g de beurre ; Matinée longue : 2 œufs et/ou 100g de charcuterie. Les deux petits déjeuners pourront être accompagnés de thé, café, infusion, tisane ou eau. Aucun sucre ou lait n’est autorisé et encore moins le jus de fruit… L

Les quantités seront ajustées en fonction de votre taille… Mais qu’est-il arrivé à la batterie de mesures que l’on a pris précédemment puisque finalement tout est une question de taille ?

Me concernant (1,66m), je devrais manger 90g de fromage, 65g de pain et 15g de beurre…

On nous propose également de varier nos petits déjeuners grâce à des quiches, un croque-monsieur ou encore des œufs à la coque… D’autre part, les potages (donc les légumes), formellement interdits dans ce régime car la soupe c’est mauvais pour la silhouette (c’est bien connu d’ailleurs… ?), sont autorisés le matin. Donc si vous voulez manger votre petit potage, vous pouvez lors du petit déjeuner… Un petit velouté de champignons au petit déjeuner, ça fait rêver !

 

Passons maintenant au déjeuner (toujours si on fait 1,7m) :

240 de viande rouge ou 280g de viande blanche ou 260g de charcuterie ou 4 œufs avec un petit bol (33cl) de féculents. Interdictions : entrée, salade, fromage, dessert, vin, pain. Pas de légumes au menu donc…

 

Le goûter sera composé de gras végétaux (30g de chocolat noir, ½ petit bol chinois d’olive ou de graines non salées, un avocat au sucre ou 1 grosse cuillère de beurre de cacahuète) et un fruit ou dérivé (1 petit bol chinois de fruits frais, 2 pommes cuites avec sucre ou 2/3 boules de sorbet aux fruits).

 

Le diner est quant à lui optionnel ! On ne mange que si on a faim… ben oui des fois que l’avocat au sucre ne vous aurez pas encore coupé l’appétit. Les dosages (pour 1,70m) : poisson à volonté en évitant de dépasser 100g ajouté à votre taille, donc ici 270g. Vous pouvez également manger 130g de viande maigre (soit 40g de moins que votre taille), 1 petit bol chinois de légumes verts. Interdictions : entrée, pain, salade, fromage et dessert.

 

Je vous avoue que quand j’ai lu tout ça je me suis dit, si avec tout ce gras et cette viande je n’ai pas de problème de cholestérol et de rein, ce sera un miracle. Mais bon que voulez-vous, j’avais dépensé mon argent pour les deux bouquins (l’autre livre ne fait qu’un rapide résumé de la méthode et après ce n’est que des recettes) et que Monsieur était d’accord pour faire ce régime avec moi. Nous avons donc fait notre liste de course en conséquence. Quand nous sommes passés à la caisse, on s’est dit « OUCHHH !!! ». Ben oui, la viande, le poisson et le fromage ce sont les produits les plus chers. Avec 100g de fromage par matin et par personne (en moyenne) la facture grimpe très très vite (1,4kg de fromage à nous deux pour une semaine…). On s’est dit, aller c’est pour la bonne cause.

Manger les quantités indiquées (même le salé le matin) n’a pas été un problème que ce soit pour l’un ou pour l’autre. On a fait le régime pendant une semaine. A la fin de la semaine, nous nous sommes pesés pour voir les premiers résultats ! Et les résultats il y en a eu, et pas des moindres !

J’ai pris 2,5kg en une semaine et Monsieur a perdu 1kg…

Inutile de vous dire que les résultats étaient loin mais alors très loin de ce que promettait la quatrième de couverture. En résumé, je pense que ce régime est dangereux car il prône une alimentation riche en graisses animales (cholestérol, cancers…), il met de côté les fruits et les légumes et de ce fait les fibres (transit…) et en plus il vous fait dépenser une fortune pour une alimentation excessive !!!

Y a-t-il quelque chose à retenir de ces livres ? Très franchement, non ! Ne dépensez pas votre argent là-dedans c’est de la pure arnaque. Si comme moi vous avez était faible et vous avez céder aux sirènes de la minceur sans faire d’effort, vous pouvez toujours garder les recettes de cuisine proposées dans le livre. Effectivement à défaut de faire maigrir, ça peut donner des idées quand on ne sait plus quoi faire à manger…