Colorer ses cheveux naturellement

Je suis passée aux colorations naturelles depuis près d’une année maintenant. L’occasion pour moi de revenir sur cette transition au naturelle qui n’a pas été de tout repos au début mais qui est super maintenant.

Après de nombreuses années à décolorer mes cheveux :

en rose

J’ai décidé de devenir rousse. La couleur me va à la perfection mais le problème du roux « chimique » est qu’il s’estompe très fortement au fur et à mesure des shampoings jusqu’à devenir fade. J’avais pourtant investi dans de nombreux shampoings repigmentants très chers que je faisais à chaque shampoing mais rien n’y faisait, la couleur finissait par partir au bout de seulement deux semaines … Je refaisais ma couleur toutes les trois semaines environ (attention danger pour la santé) !

Je suis tombé enceinte quelques mois après ce début de régime capillaire et j’ai décidé de ne plus colorer mes cheveux durant ma grossesse pour éviter tout problème pour mon futur bébé.

A cette époque-là, je ne m’intéressai pas encore au henné mais j’ai commencé à me renseigner pour utiliser des shampoings sans silicone, sans sulfate… un peu plus naturels.

J’ai débuté par un shampoing clean de marque L’Oréal. Le principal problème de ce genre de shampoing est l’absence de mousse. Mes cheveux étant en pleine transition, ils étaient gras très rapidement (12h seulement après le shampoing contre ¾ jours habituellement). J’ai continué car j’avais lu qu’il y avait une période d’adaptation du cheveu. J’ai très bien fait car au fur et à mesure, j’ai pu espacer mes shampoings et revenir à la normal. L’absence de mousse ne me convenait par contre pas du tout du coup j’ai farfouillé le net à la recherche de shampoings cleans, moussant et qui sentent bons. J’ai donc commandé les shampoings Desert Essence à la pomme verte et à la noix de coco avec leurs après-shampoings respectifs. Ce fut la révélation, une odeur à tomber, une mousse aérienne et un nettoyage des cheveux efficaces. Le seul bémol est le côté soin un peu léger qui est corrigé par des bains d’huiles réguliers.

Quelques mois après mon accouchement, j’ai décidé d’unifier ma couleur qui était anarchique. Le coiffeur m’a fait une couleur blonde foncée, plus foncée que ma couleur naturelle… (on n’a jamais ce que l’on demande grrr). J’ai également coupé un bon morceau pour leur redonner vie et attaquer mes colorations végétales. La coupe fut horrible et il m’a fallu repasser entre les mains d’un autre coiffeur pour rattraper le carnage. Bref, j’ai obtenu une coupe relativement courte mais sympa.

J’ai fait ma première coloration végétal avec du henné du Rajasthan agrémenté d’une infusion de bois de campêche (+ bicarbonate de soude) et j’ai posé durant 15h.

1er henné

La couleur était parfaite, sauf aux racines qui n’avaient pas pris. Le week-end suivant, j’ai reproduit les même conditions et cette fois-ci la couleur était uniforme partout.

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J’ai ensuite enchaîné un henné du Rajasthan toutes les 3 à 4 semaines environ ce qui a eu pour effet de foncer fortement mes cheveux.

J’ai essayé d’éclaircir avec un masque au lait de coco + argile verte + cannelle mais le résultat n’a pas été transcendant et l’éclaircissement minime.

Je suis ensuite passé à un mélange henné chatain miellé / Rajasthan (50 :50) mais la couleur a continué de foncer.

J’ai ensuite mené différentes expérimentations avec de la cochenille, du bois du brésil et de l’extrait de Lac. Ma couleur est devenue plus rouge mais également plus foncé ! grrr

essais papieressais

J’ai ensuite décidé de faire un henné blond éclaircissant (recette ici) et le résultat a été spectaculaire. Petit avant/après :

avant eclaircissementéclaircissement

Sur ce henné éclaircissant, j’ai fait une pose de red kamala (100g) + henné du Rajasthan (20g) en présence de bicarbonate de soude et ma couleur était superbe.

red kamala

Seul bémol, le red kamala fonce légèrement mais surtout pars au fur et à mesure des shampoings. Je referai certainement le mélange red kamala + Rajasthan pour mon prochain henné.

Le henné m’a permis de faire pousser mes cheveux très vite, voici une évolution de ma longueur en 6 mois :

courtlong

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Test sans gluten

Comme je vous le disais dans mes précédents posts, ma peau n’est pas au top de sa forme, malgré des soins quotidiens et un peeling tout frais…

Pour essayer de comprendre d’om peut provenir cette acné qui me bouffe la vie et le visage, j’ai débuté un régime sans gluten.

Tout d’abord, c’est quoi le gluten ? Le gluten c’est la fraction protéique insoluble des grains de certaines céréales (le blé, l’orge et le seigle ainsi que tous leurs dérivés). Les protéines qui composent le gluten sont des prolamines, qui sont toxiques pour les personnes atteintes de maladie cœliaque et les gluténines qui sont également toxiques mais en moindre mesure sur les prolamines. Lors d’une maladie cœliaque, le système digestif ne fait pas correctement son travail et empêche la bonne digestion de ces protéines dans l’intestin. La plus grande perméabilité de l’intestin observée dans ces pathologies engendre le passage de gros fragments protéiniques qui vont engendrer une réaction immunitaire dans l’organisme suite à leur transformation par des enzymes spécifiques.

Pour démontrer la maladie cœliaque, différents examens médicaux sont nécessaires, notamment une coloscopie. J’en ai déjà faite une car j’avais une suspicion suite à de gros problèmes intestinaux, mais rien. Vous allez me dire, alors pourquoi tu te lances dans un régime sans gluten puisque visiblement tu n’es pas intolérante ???

Depuis plusieurs années, il y a une recrudescence de personnes qui souffrent de signes d’intolérance au gluten en l’absence de diagnostic de maladie cœliaque. Ces signes proviennent d’une sensibilité au gluten qui n’engendre pas d’atteinte de la muqueuse intestinale et ne produisent pas d’anticorps spécifique des intolérants au gluten. Cependant, l’instauration d’un régime sans gluten engendre une amélioration nette de leur état clinique. En général, ces personnes souffrent de symptômes gastroentérologiques (douleurs abdominales, ballonnements, constipation et/ou diarrhées) et extra-intestinales (fatigue, anémie, confusions, eczéma, éruptions cutanées, douleurs musculaires et articulaires, maux de têtes).

Après avoir lu plusieurs articles concernant cette sensibilité, je me suis dit : « c’est peut être ça ! ».

Parmi les symptômes j’ai : les symptômes gastroentérologiques, les migraines, les douleurs abdominales, les constipations et /ou diarrhées, la fatigue (j’ai un bébé ça doit jouer aussi lol), les éruptions cutanées et les douleurs articulaires. Au vu de tout ça j’ai démarré un régime sans gluten.

En pratique : je suis allé dans mon magasin bio où j’ai l’habitude d’aller (Bioshop à Noyelles Godault pour ceux qui sont du 62/59). Ils ont environ 600 références sans gluten. J’ai donc pris différentes farines, du pain, des pâtes, de la levure et des céréales pour me faire mon mélange de musli maison pour le matin.

Ce n’est pas très difficile à suivre étant donné que je ne mange pas tellement de choses industrielles. Le matin je mange mes céréales sans gluten avec du lait végétal (riz, soja, noisette ou amande), le midi c’est un légume, une viande et un yaourt et le soir une soupe avec du pain et du fromage et un fruit. Quelques fois je mange un petit paquet de biscuit sans gluten (cookies ou sablés framboise).

Au bout de deux semaines, ma peau s’était visiblement améliorée. Il ne faut pas rêver j’ai quand même toujours les marques de mon acné mais je n’ai plus de poussée ce qui est déjà pas mal. Mon teint est moins brouillé, ma mère et ma sœur m’ont dit que je n’ai jamais eu meilleure mine que depuis que j’ai arrêté le gluten. Je n’ai plus mal au ventre, mon transit est NORMAL !!!! Ça ne m’était plus arrivé depuis plusieurs années. Je n’ai plus mal au crâne et je n’ai plus de douleurs articulaires.

Après deux semaines de ce régime, j’ai été au restaurant du musée du Louvre à Lens, l’atelier de Marc Meurin. Forcément, il y avait du pain à l’apéro (des toasts), du pain pour saucer l’entrée, le plat et surement du gluten dans le dessert. Enfin j’ai fait péter le gluten ce jour-là. Le jour même je n’ai rien eu de particulier, par contre le lendemain, grosse crampe au ventre, diarrhées (glam glam) et poussée de boutons… L

Je pense que le résultat est sans appel, je suis bel et bien sensible au gluten. J’ai redémarré mon régime sans gluten dès le lendemain de cette entorse mais je crois que j’ai tellement fait fort que mon corps va avoir du mal à s’en remettre… Ma poussée de bouton ne se stoppe pas pour le moment, on verra d’ici quelques semaines.

Ma famille achète des choses sans gluten pour quand je vais chez eux, quant à moi j’ai fait une croix sur les pizzas du vendredi (rituel avec mon mari qui déprime du coup), de la junk food (burger, kebab, kfc…). C’est toujours quand on ne peut pas que l’on a envie de ces choses-là même si avant l’interdiction on n’en mangeait que très rarement… lol

Je ne suis pas du genre à me laisser submerger par mes envies, d’ailleurs mon surnom c’est tolérance zéro donc je pense qu’il ne sera pas trop difficile de tenir ! Surtout quand je vois les bénéfices. Je reviendrai compléter cette article dans quelques semaines ou mois pour vous dire quel impact a eu ce régime sur ma personne dans sa globalité !!!

Peeling au TCA 20%

Durant et suite à ma première grossesse, j’ai eu de l’acné pour la première fois de ma vie… Comme je ne suis plus une ado, c’est ce que l’on appelle de l’acné hormonal, le plus dur à traiter… comme par hasard. J’ai essayé différentes crèmes, différents masques mais rien n’y faisait. La plupart de mes boutons sont localisés sur la joue droite. Comme je ne suis pas sage et que (il faut bien l’avouer) c’est tentant de trifouiller ses boutons, je me paye de jolies cicatrices. J’ai enfin trouvé une routine (prochain article) qui évite d’avoir trop de nouveaux boutons (ce n’est pas formidable mais ça limite la casse), alors je voulais effacer ces cicatrices. Le peeling m’a semblé une bonne idée puisqu’en tapant peeling et acné dans google on trouve de jolies résultats. J’ai demandé à mon médecin esthétique (je parlerai de lui plus tard, il s’occupe de ma fourrure), et il m’a dit que ça pouvait estomper mais que ça n’enlèverait pas tout. Je me suis dit, on peut essayer… Je me suis donc délestée de 140 euros et j’ai fait le fameux peeling.

Alors déjà TCA ça veut dire quoi ? Trichloroacetic acid ou acide trichloroacétique en français. Sur le coup, quand le docteur me dit ça, je ne fais pas le fanfaron car c’est quand même un acide très fort. La prise de rendez-vous s’est faite un mois avant car une préparation (psychologique ?) est nécessaire avant de faire un peeling. Je devais donc acheter une crème à mettre le soir : Mene & Moy Enhanced cream (environ 36 euros sur internet). Cette crème sent un peu le vinaigre mais ce n’est pas pour son odeur que je l’ai acheté. Bref, je m’en tartine le visage tous les soirs, ça ne pique pratiquement pas alors que le docteur m’avait dit que ça allait piquer. En attendant le fameux rendez-vous, je me documente sur les peelings, je trouve des revues médicales intéressantes qui démontrent les risques et bénéfices des peelings. En dessous de 20% les risques de cancers sont quasiment nuls, au-dessus ou en cas d’applications multiples, ces risques augmentent. Me voici rassurée puisqu’on m’a parlé d’un peeling 15 ou 20% maximum. Après un mois, me voici donc de retour au cabinet, le docteur me demande comment s’est déroulée la préparation. Je lui dit que ça crème ne pique pas des masses alors il décide de me faire un peeling 20% car visiblement je suis une costaud ! Il m’installe (enfin je grimpe avec une élégance relative) sur une table de médecin, il m’explique le déroulement du traitement :

– Deux nettoyages successifs à l’éther

– Application de la solution aqueuse d’acide à l’aide de coton tige, il débute par le front puis le nez, le menton, la joue gauche et la joue droite en dernier. Ensuite il faut tenir environ 3 min.

– Neutralisation de l’acide à l’aide d’un brumisateur d’eau, séchage à l’air libre

L’application de l’éther est une étape qui n’est pas très agréable car l’éther sent très fort et la sensation de froid sur le visage est élevée mais aucune douleur n’est à déclarer. L’application de la solution d’acide n’est pas très agréable, la sensation de chaleur est pratiquement instantanée et augmente au fur et à mesure du soin. Cependant, la douleur est très supportable, ça se rapproche plus d’une grosse sensation de chaleur que d’une douleur à proprement parlé. Au cours du soin, on doit se ventiler à l’aide d’une espèce de spatule assez large mais ce n’est pas évident de faire le mouvement étant donné que les yeux doivent restés fermés. (Et comme je ne suis pas douée, j’ai peut de me filer un coup de spatule sur ma peau à vif… mdr). Durant tout le temps du soin, le docteur me parle en me disant que je suis courageuse. Il est très gentil ce docteur 🙂

La neutralisation à l’eau fait du bien et durant ce processus le docteur reprend la spatule et ventile à son tour, de façon beaucoup plus efficace que moi, je l’avoue… Le docteur m’a dit que s’était magnifique et m’a montré le résultat dans un miroir en me disant de ne pas prendre peur (lol). Juste après l’application, mon visage est blanc avec des petits cristaux, comme des cristaux de givre (cette étape s’appelle le givrage) mais cette situation ne dure pas puisque le temps de faire mon épilation laser (15 min), ma peau est rose/rouge, comme si j’avais eu un coup de soleil. Le peeling a été réalisé à 9h30 et j’ai pour mission de me tartiner de biafine régulièrement durant les jours à venir et cela à partir de 14h le jour du peeling.

Les heures suivantes, ma peau tiraille comme si j’avais été exposée à une eau particulièrement calcaire. A 14h, je me suis fait un masque de biafine, ma peau a tout absorbé en 15 min chrono. J’ai refait ces masques plusieurs fois par jour. Le matin et le soir, je me lave le visage avec du savon cicafalte pour accélérer la cicatrisation. J’ai pris quelques photos de mon visage les jours suivants pour que vous puissiez voir l’évolution, ainsi qu’un comparatif avant/ après peeeling.

Mon visage a beaucoup pelé durant les jours 4 à 6 post peeling, on aurait dit un zombie mais après une semaine il n’y avait plus rien.

Résultats :

Mes tâches de rousseurs se sont visiblement estompées, j’avais deux tâches de soleil (une sur le nez et une sous l’œil gauche) qui étaient apparues suite à des UV (que je ne referai plus jamais), qui ont totalement disparu. Côté cicatrices d’acné, mes marques se sont bien atténuées mais sont toujours présentes. Ma peau a moins de creux, il reste quelques tâches qui je cacherai facilement avec du fond de teint.

Au bilan, je suis contente du côté teint frais du soin par contre je suis relativement déçu du résultat sur les cicatrices, je savais qu’elles seraient toujours là mais je pensais qu’il ne resterait plus grand-chose. Je pense que j’en referai un l’année prochaine pour le côté coup d’éclat.

Photos :

Avant le peeling

avant peeling

Jour 1 post peeling

Jour J peeling

Jour 2 post peeling

J 2 peeling

Jour 3 post peeling

J 3 peeling

Jour 4 post peeling

J 4 peeling

Jour 7 post peeling

J 7 peeling

Avant après peeling :

avant après cicatrices d'acné

avant après

avant après face

 

Alors prête pour un peeling ?

 

Si cela vous intéresse, mon peeling a été réalisé au centre Murano de Lille avec le Dr Lombardo (je vous le recommande).